CORMORAN : arrêté fixant les quotas départementaux... Et comment réagir !

Des suites des consultations publiques parues en juillet sur les quotas de Cormorans : la parution de l'arrêté.

Voici une proposition de courrier à adresser à chaque préfet pour leur demander de faire diligence dans les rédaction des arrêtés départementaux.

A noter que la LPO a clairement dit qu'elle attaquerait cet arrêté.
A chacun d'agir au plus vite pour obtenir des arrêtés départementaux respectifs.

Lien pour mémoire du site de la consultation et éléments

Et les motifs de décisions

Et la synthèse de la consultation

 

Cerise sur le gâteau : un Article de la Presse Suisse :

https://www.letemps.ch/sciences/menace-grands-cormorans?utm_source=Newsletters&utm_campaign=33466204a2-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_56c41a402e-33466204a2-110057149
 

RAPPEL : la consultation publique http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-arrete-fixant-les-quotas-departementaux-a2010.html?id_rubrique=2.
Si ce n'est déjà fait, remplissez votre commentaire et faîtes remplir vos adhérents, c'est une nécessité absolue, les environnementalistes "se déchaînent" sur le projet d'arrêté : pour preuve (https://www.lpo.fr/actualites/consultation-publique-le-grand-cormoran-de-nouveau-en-danger) ....
Essayez de fournir quelques données scientifiques ou financières dans votre commentaire..

 

 

Voici la participation de Étangs de France à la consultation publique pour les régulations de cormorans.
le 22 juillet 2019 à 16h12.
 

"Etangs de France contact@etangs-de-france.eu

Devant cet ensemble d’informations contreproductives et avec des fondements scientifiques erronés ou déformés, il est bon de remettre quelque peu les choses à leur place. 

Lorsque le cormoran a été protégé fin des années 1970, il n’y avait en France que quelques hivernants. La population avait alors en effet besoin d’être protégé.

En 1997, la population a été jugée en état satisfaisant, si bien que la sous-espèce Phalocrocorax carbo sinensis a été retirée de l’Annexe 1 des espèces protégées au niveau européen.

Quelques années plus tard, en 2008, le député européen Heinz Kindermann fait un rapport important sur les dégâts de cormorans dans les eaux libres et les piscicultures extensives. https://www.pecheauder.com/pdf/rapp%20Kinderman.pdf

En 2010, Madame Sophie Bobbé, à l’époque membre du CNPN et chercheure au CNRS, démontre la nécessité de pouvoir réguler les cormorans dans son rapport : http://www.side.developpement-durable.gouv.fr/EXPLOITATION/AEGUAD/Infodoc/ged/viewportalpublished.ashx?eid=IFD_FICJOINT_0004544&search=

Plus près de nous en 2018, mais au Danemark, une étude a été réalisée sur les Ombres, espèce protégée également, toute la population d’Ombre commun a été décimée par les cormorans, (pourquoi les cormorans danois détruisent-ils des espèces protégées et pas les cormorans Français ?).

L’espèce cormoran est une espèce opportuniste : parfois les cormorans se nourrissent de poissons-chats et perche arc en ciel, mais dans les plans d’eau où il n’y a pas de poissons-chats ou de perche d’Amérique, ils se nourrissent également de poisson à forte valeur ajoutée, carpes Koï, sandre, brochets et principalement d’espèces à valeur commerciale non négligeable : carpes en croissance, gardon, tanche, …. Dans certains secteurs, quand tout a disparu, les cormorans se déplacent dans des rivières de première catégorie piscicole pour se nourrir de truites fario endémiques qui sont représentatives d’un milieu instables.

Dans la majeure partie des pays de l’UE (Union Européenne), les pisciculteurs sont bénéficiaires des mêmes conditions de tir de régulation qu’en France. Là où ils sont complètement protégés, il n’y a plus de pisciculture extensive (différente de la pisciculture en Bassin). 

Les Suisses vont classer le cormoran en gibier pour qu’il puisse être chassé sur le Lac de Neuchâtel et autres. Dans les lacs alpins, Bourget, Annecy et Léman, les populations de Féra (Corégones) et de Perchaudes sont tombées à un seuil inquiétant pour les professionnels et pour le maintien de la biodiversité. (Plusieurs milliers de cormorans ayant été observés en même temps sur un de ces lacs).

Nous ne demandons pas que le cormoran soit classé gibier, nous ne demandons pas que le cormoran soit une espèce chassable, nous ne demandons pas la destruction des cormorans : nous demandons la régulation des cormorans.

Aujourd’hui, la France importe de 80% des produits issus de la pêche ou de l’aquaculture, le potentiel de production en métropole est détruit par les cormorans : pour les locavores et autres que préférez-vous manger du panga, du tilapia d’Asie, ou carpe de métropole ? Pour ceux qui ne connaissent pas, le Panga est une espèce de silure qui est élevée sur le Mékong dans des cages et la nourriture de ces poissons, ce sont les déjections humaines : bon appétit. Quant au tilapia, c’est une espèce élevée en Afrique ou en Asie, transformée en Asie dans des ateliers de transformation à 100 lieues des normes Européennes, mais qui arrivent sur les étals de poissonniers tout comme le Panga. La carpe, le sandre ou le brochet, vous ne pouvez pas les trouver sur vos étals de poissonnier, ils ont été détruits par les cormorans. Pour avoir du poisson local, il faut que les producteurs puissent en avoir les moyens… 

Sur l’avis du CNPN : celui-ci n’est pas un avis éclairé, la majeure partie des membres du CNPN a été renouvelée, les nouveaux arrivant ne connaissent pas le dossier cormoran qui date de plus de 30 ans. Et les informations qu’ils ont reçues ne sont pas en relation avec la réalité des faits.
Les dernières études réalisées par les scientifiques ont montré que la biodiversité d’un étang piscicole exploité est très nettement supérieure à celle d’un étang inexploité. Aujourd’hui, il n’y a plus que 20% à 30% des étangs piscicoles qui sont exploités, la faute en majeure partie au cormoran. En effet, un propriétaire exploitant travaille toute l’année sur son étang pour que la production soit bonne, quand arrive le jour de la récolte, et qu’il n’y reste que quelques poissons (jusqu’à 95% de perte), l’exploitant ne voit plus l’utilité d’engager de frais et arrête toute production. Si bien qu’indirectement, la présence du cormoran fait perdre l’ensemble de la biodiversité associée à un étang.

Dans les commentaires des défenseurs des cormorans, il est souvent précisé que les pisciculteurs doivent pouvoir se protéger. La seule solution efficace ayant pu, en partie, faire ses preuves, c’est la pose de filets, or la pose de filets coûte environ 3€/m² pour des filets flottants. Ensuite, pour la gestion et l'entretien des étangs, il faut plusieurs semaines de travail pour dégager les filets puis pour les remettre, tout ça pour pouvoir travailler 1 jour sur l’étang. Soyons raisonnables…. De plus, la présence de filets, certes, empêche l’arrivée des cormorans, mais également de l’ensemble de l’avifaune, parfois endémique, à l’étang. Pour protéger une population d’une espèce, toutes les autres populations (anatidés,  ardéidés, rallidés, …) sont repoussées. 

Pour terminer, le jour où : une solution de protection totale garantie des étangs piscicoles est trouvée, cette solution est fournie et mise en place gracieusement sur l’ensemble des plans d’eau piscicoles de métropole et sans impact sur les autres espèces animales et végétales et sans surcroît de travail pour les pisciculteurs, nous ne demanderons plus la régulation des cormorans par tirs sur les plans d’eau piscicoles."

 

  • ETANGSDEF
  • 11/09/2019
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